Anglicisme qui se traduit littéralement par "tension", le stress est malheureusement d'actualité avec des vagues de suicides, dont l'origine serait le stress au travail.

D'après plusieurs études officielles récentes qui font consensus, le stress coûte 50 milliards d'Euros aux entreprises françaises, environ 4% du P.I.B..

Mais que se passe-t-il dans la tête des gens stressés ?

Et comment tirer profit du stress... au lieu d'en "tirer" des personnes agressives ou moribondes (au mieux), ou mortes tout court (au pire) ?...

Pour répondre à ces questions, il est absolument essentiel de comprendre que le stress est subjectif. Le stress est une question personnelle, tout comme la douleur ou la souffrance. D'ailleurs, on peut dire que le stress est une forme de douleur ou une forme de souffrance.

Face à une même situation, certaines personnes peuvent percevoir une tension forte (un stress fort), tandis que d'autres peuvent ne percevoir aucune tension (aucun stress). Et face à un même degrés de tension ressentie (un stress fort, par exemple), certaines personnes peuvent se sentir "bien" (car elles ont besoin d'un stress fort), et d'autres peuvent se sentir "mal" (car elles ont besoin d'un stress moyen ou faible). Pour aller encore plus loin dans la logique subjective du stress : face à un même degrés de tension perçue, qui serait ressentie comme excessif (stress trop fort) par toutes les personnes, certaines vont le supporter longtemps, d'autres peu de temps. Et enfin, quelle que soit la capacité des personnes a supporter un stress excessif, longtemps ou peu de temps, certaines personnes vont dire "stop tôt", et d'autres "stop tard", et parfois trop tard...

On a donc en résumé quatre phases "stressantes", sachant que toutes les phases sont subjectives et dépendent de la personnalité de chacun face à une situation donnée :

1ère phase : perception... d'un niveau faible ou fort de tension ;

2ème phase : appréciation... d'un niveau de bien-être ou de mal-être associé à la tension ;

3ème phase : acceptation... durable ou courte du mal-être ;

4ème phase : interruption.. rapide ou lente du mal-être.

Je souhaite développer cette dernière phase d'interruption qui se décompose en 3 X 2 dimensions "actives" ; car l'interruption correspond toujours à des ré-actions de la personne affectée par le stress.

Tout d'abord, l'interruption revêt une dimension "environnementale" : l'interruption peut être dirigée vers l'environnement externe (les autres personnes) ou l'environnement interne (sa propre personne).

Ensuite, l'interruption revêt une dimension "graduelle" : l'interruption peut correspondre à une réaction initiale d'alerte ou à une réaction finale d'arrêt ("interruption" au sens strict).

Enfin, l'interruption revêt une dimension "mentale" : l'interruption peut être consciente ou inconsciente.

Je vous laisse classer les réactions d'interruptions suivantes dans les dimensions appropriées : agressivité, absentéisme, baisse de productivité, baisse de rendement, dépression, dermatose, ulcère, tentative de suicide, suicides, accident de la route, démissions, ou plus rarement : demande explicite à autrui d'arrêter de contribuer à une tension jugée excessive. Je développerai par ailleurs la raison de la trop grande rareté de ce dernier cas de "demande explicite à autrui"...

"A quoi ça sert de connaître toutes ces phases et toutes ces dimensions du stress", me direz-vous ?...

Simplement à savoir que l'on peut trouver des solutions à plusieurs niveaux, et gérer le stress de manière différenciée...

Vous me demanderez peut-être alors : Existe-t-il des moyens simples pour un patron qui souhaite gérer de manière différenciée le stress de ses employés ?... Histoire que le patron soit lui même moins stressé par le stress de son équipe... Je rappèle au passage que les patrons stressent aussi, au cas où on l'aurait oublié...

Il existe effectivement des moyens simples pour gérer le stress de manière différenciée.

Je vous donne un indice avec ces deux grandes catégories de situations professionnelles qui peuvent être "vécues" différemment par les patrons et les employés :

1. excès/insuffisance de droits/de devoirs

2. excès/insuffisance de réflexion/d'action

Autre indice : le dialogue social est au coeur de la problématique du stress...

Grâce à cette classification et au dialogue social, entre autres moyens utilisés de manière appropriés ; il devient plus facile de mettre la "bonne" personne, à la "bonne" place, au "bon" moment pour un "bon" degrés de stress, "bien" vécu par tous, durablement...

Pour en savoir plus :

conseil@marc-vachon.com

marc.vachon@extend-management.com