Pour résumer, les livres de développement personnels vous donnent 5 règles :

1. Reconnaissez votre chance actuelle, sachez apprécier ce que vous avez déjà. Commencez par voir le verre à moitié plein avant de vouloir le remplir...

2. Formulez à voix haute, écrivez, imaginez, voyez, ressentez,... le plus précisément et le plus concrètement possible la situation que vous voulez vivre en vrai. Il s'agit de pré-expérimenter virtuellement le ou les objectifs ultimes et intermédiaires que vous voulez atteindre réellement à court, moyen et long terme. Cela s'inspire du principe bien connu de la "répétition artistique" : vous répétez au préalable la pièce de théâtre de votre vie, que vous écrivez, que vous mettez en scène et que vous "répétez" dans votre esprit et sur le papier... avant de la jouer en vrai devant de vrais spectateurs. Vous projetez la réussite. Vous lancez une sorte de harpon sur votre proie d'avenir souhaité, pour mieux la tirer (ou l'attirer) ensuite vers vous jusqu'à ce que vous la teniez réellement entre vos mains. C'est à partir de ces notions que l'on vous dit alors : "il faut savoir ce qu'on veut... et quand on veut, on peut !" ; sujet à différentes interprétations (cf. infra)...

3. Croyez en votre pouvoir d'obtenir ce que vous voulez.

4. Croyez en votre mérite : vous avez le droit d'avoir ce que vous voulez.

5. Agissez hors de vous. Ne vous contentez pas de demander intérieurement pour recevoir, mais agissez à l'extérieur. Posez des actes dans le monde qui vous entoure, avec votre intention précise et préalablement formulée en ligne de mire. Il ne suffit pas d'agir mentalement mais il faut aussi agir physiquement.

Ce sont grosso modo les 5 règles de base du développement personnel.

Cela peut sembler génial de prime abord : on imagine donc les "hourras" à ce stade de la démonstration...

Et puis il y a les haros qui ne tardent pas à se manifester. Ces critiques peuvent être aussi acerbes que les hourras nourris...

Pourquoi ?...

Je mettrai aujourd'hui en exergue trois explication des critiques du développement personnel...

Cela provient à mon avis d'une mauvaise interprétation d'une des règles ; de l'oubli d'une autre ; et enfin du ton sur lequel "les développeurs personnels" nous dictent parfois ces règles :

1ère cause de critiques du développement personnel :

La mauvaise interprétation concerne le fameux "quand on veut, on peut !"... qui ne signifie pas que l'on est "forcément" capable d'obtenir tout ce que l'on veut. Cela signifie que l'on peut "éventuellement" l'obtenir. C'est possible, cela aide... Ce n'est pas une garantie à 100%, mais les chances de la réussite sont augmentées, si on la veut fortement, précisément et de manière répétée (cf. règle N°2)... Voilà ce que signifie en fait le fameux "quand on peut, on veut" qui donne lieu à tant de critiques.

2ème cause de critiques du développement personnel :

L'oubli concerne la règle N°5. Les contradicteurs du développement personnel oublient qu'il faut passer à l'action sur le terrain, pas seulement sur le papier ou dans sa tête. Mais je ne serai pas trop "critique" vis à vis des "critiques" du développement personnel car, trop souvent, les auteurs d'ouvrages de développement personnel insistent fort peu sur la nécessité d'agir "en action" et pas seulement "en pensée". Cela ne tombe en effet pas "tout cuit, tout roti" sans rien faire d'autres que des "répétitions mentales". Les auteurs d'ouvrages de développement personnel ont la fâcheuse tendance de faire un raccourci trop rapide entre l'expression : "ask and you will receive" (demandes et tu recevras) ; et l'expression : "act and you will receive" (agis et tu recevras). Il faut en effet les deux pour espérer réussir. Comme les auteurs d'ouvrages de développement personnel oublient parfois cette règle N°5, on ne pourra pas en vouloir à leurs critiques de l'oublier aussi...

Deux nota bene à ce stade de l'explication :

NB1 : On va noter ici que le temps du futur est marqué en anglais par le verbe "will" qui est le futur du verbe "to want" (vouloir). Mais "Will" n'est pas qu'un verbe, c'est aussi un nom commun traduit littéralement en français par : "la volonté". Ce qui en dit long sur la posture intellectuelle et culturelle des anglo-saxons qui disent à priori dans leur langage courant depuis des siècles (ma compétence de linguiste s'arrête là pour dater précisément et remonter à la source, non pas de jouvence, mais de "volonté futuriste" ou de "futur volontariste" de nos amis anglophones) que "le futur naît de ce que l'on veut" : "you will receive" pouvant se traduire presque littéralement par "ta volonté recevras".

NB2 : Je voudrais citer ici les cas de ces femmes atteintes de cancers qui se contentent de se répéter sans cesse qu'elles vont guérir et combien elle vont être heureuse après leur guérison. Elles refusent parfois de recourir à la chimiothérapie préconisée par leurs médecins. C'est pour moi un exemple flagrant et malheureux de l'oubli de la règle N°5. Un oubli qui va bien justement, à mon avis, apporter de l'eau au moulin des détracteurs du développement personnel. Encore une fois : ne vous contentez pas de penser, faites quelque chose à l'extérieur de vous-même pour augmenter les chances d'une réussite, quelle qu'elle soit, surtout quand on a des preuves des conséquences profitables d'une action... Pour reprendre l'exemple du cancer et de la chimiothérapie : il est scientifiquement prouvé que l'on a plus de chances de guérir d'un cancer lorsque l'on suit une chimiothérapie qui a été préconnisée par un médecin, plutôt que de se contenter de répéter que les choses vont s'améliorer sans rien faire... Je précise au passage dans ce contexte que mon amie Emma, fidèle lectrice de mon blog, a une attitude exemplaire car elle fait presque parfaitement tout ce qu'il faut à l'intérieur ET à l'extérieur d'elle même pour passer un cap difficile dans sa vie...

3ème cause des critiques du développement personnel :

Le ton sur lequel on nous "dicte" parfois ces règles, pose également question à juste titre. Ce ton est parfois péremptoire et culpabilisant. On peut facilement comprendre que c'est de notre faute, si l'on est dans la "m...ouise" ; et ainsi se sentir coupable de tous nos maux. Si on a une responsabilité dans ce qui nous arrive, je crois que notre part n'est pas nécessairement de 100%. Je pense que l'analyse des responsabilités et propre à chacun, à chaque cas, et qu'il n'y a rien de "systématiquement systématique", valable en intégralité pour tous. Les "macdonaldisateurs" du développement personnel qui prétendent détenir un secret universel, ne sont à mon sens ni plus ni moins des gourous de sectes en puissance, ou réels, qui méritent bien, pour le coup, les critiques qu'ils essuient.

En résumé, quand on me demande ce que je pense du développement personnel, j'ai coutume de dire : "Dans tout ce que les soit disant développeurs personnels vous racontent, prenez ce qui vous met à l'aise, et soyez à l'aise de laisser ce qui ne vous y met pas !"...

"A méditer" !...

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