FOCUS CARRIERE : Les personnes que vous conseillez dans leurs gestions de carrières vous demandent-elles comment décrocher une augmentation de salaires malgré la crise ?...

MARC VACHON : Non jamais... Je ne dis pas que votre question n'est pas pertinente... Mais les personnes que je conseille me demandent plutôt comment trouver un nouvel emploi, dans une nouvelle entreprise moins touchée par la crise, au sein de laquelle les conditions de travail se dégradent moins vite que dans l'entreprise qui les a licenciés, ou qui pourraient bientôt les licencier... Globalement, la situation est la suivante : les salariés ont l'impression de travailler plus (quand ils ont un travail) sans gagner plus et avec moins de moyens. S'ils s'en plaignent et demandent une augmentation de rémunération ou de moyens, on leur répond que c'est la récession (au pire) ou l'incertitude (au mieux)... Et donc que l'on restreint tous les budgets dont celui bien sûr des rémunérations, en faisant planer également le spectre du licenciement...

FC : C'est peut-être difficile d'accord, mais est-ce vraiment impossible ?... Les salariés que vous conseillez pourraient tout de même essayer de négocier une augmentation dans leurs entreprises actuelles au lieu d'envisager de partir. Pourquoi n'essayent-ils pas ?...

MV : Parce qu'ils sont persuadés que c'est impossible. Etant donné que c'est globalement la crise, plus précisément la récession, ou la stagnation (car le terme de crise désigne seulement le point d'arrêt de la croissance, un point d'inflexion, et non la stabilité ou la baisse qui s'en suit), les salariés croient qu'ils font forcément partie de cette globalité, et donc qu'ils doivent forcément stagner ou régresser. Or, on peut créer des micro-tendances personnelles en complètes oppositions avec des macro-tendances "générales". Plus simplement, c'est possible de progresser quand la conjoncture est mauvaise... Et pour ce qui concerne la négociation d'une augmentation de "rémunération" malgré la crise, c'est aussi possible, à condition de trouver les arguments justes et de les soumettre de manière juste...

FC : Alors "justement", quels sont ces arguments ?...

MV : Et bien, je vois 9 catégories d'arguments. Dans tous les cas, il faut les soumettre de manière douce, sous la forme interrogative, en adulte (pour reprendre une expression d'analyse transactionnelle) : être proposant et non exigeant. *Certains de ces arguments sont utilisables hors temps de crise ; cependant, en temps de crise, leur impact sera beaucoup plus grand.

Argument N° 1 pour obtenir une augmentation : la souffrance inéquitable...

Argument N°2 : l'aggravation familiale...

Argument N°3 : la condition de reprise...

Argument N°4 : la compensation alternative...

Argument N°5 : l'apport extraordinaire*...

Argument N°6 : le "chantage" au départ*...

Argument N°7 : l'allié intermédiaire*...

Argument N°8 : le "tatage" de terrain*...

Argument N°9 : ...

Pour en savoir plus :

marc.vachon@profitable-creativity.com / 04 78 89 94 13