Quelqu’un nous formule une critique, pour notre bien soit disant…

La démarche de remise en question peut aussi provenir de nous-même, car on souhaite soit disant se perfectionner…

Et on commence par chercher comment faire mieux dans sa vie privée, dans sa vie professionnelle,…

Cela semble normal et légitime de se remettre en cause et de chercher à s’améliorer…

Oui mais le problème c’est que trop souvent on commence par supposer que l’on est nul pour envisager de s’améliorer.

On réfléchit trop souvent dans un état d’esprit de dévalorisation de soi.

Sans se rendre compte, ou en s’en rendant compte mais sans que cela nous dérange, on part du principe que l’on a tord, que l’on se trompe, que la manière dont on fait les choses n’est pas la meilleure (voir même la pire)…

Et cette attitude pour le coup, ce n’est pas la meilleure à mon avis.

Car on va avoir tendance à considérer que la plupart des choses que l’on fait sont "mal" faites, que les décisions que l’on prend sont les "mauvaises" décisions,…

En fait, notre jugement est altéré à priori.

Notre jugement est biaisé au départ de la réflexion.

Nous ne sommes pas objectifs par rapport à nous-même.

Nous sommes à la fois subjectifs et négatifs.

On va alors voir les éléments de notre réflexion par un prisme de dévalorisation de soi.

On va alors avoir tendance à se prouver qu’on est nul, au lieu de chercher des pistes concrètes d'améliorations (pistes qui sont d'ailleurs parfois/souvent superflues dans la mesure où l'on est parfois/souvent déjà excellent...)

On pourrait aussi dire que le ver est d’emblée dans le fruit de notre réflexion.

Ce qui nous conduit à modifier des choses dans notre attitude ou notre comportement, que l’on ne devrait pas nécessairement changer si l’on était plus objectif…

Cela risque d’être au mieux improductif, ou au pire contre-productif…

Ma recommandation est donc de vous accorder le bénéfice du doute quand vous réfléchissez à votre amélioration professionnelle ou personnelle…

Doutez de vous certes, mais en vous accordant le bénéfice du doute lorsque vous êtes en cours de rélexion...

Vous pourrez toujours vous juger après si vous tenez vraiment à vous auto-flageller...

Dites-vous : "je pars du principe que je suis déjà excellent" ; ou en tous cas : "je me donne au moins la moyenne" (pour les moins convaincu) ; partez du principe que vous êtes déjà quelqu’un de bien, et ensuite vous pourrez commencer à réfléchir à vos opportunités d’améliorations…

Vous pouvez également vous répéter ceci lorsque vous faites face à une critique absolue de quelqu’un : "Quand une personne me dit que je fais mal les choses, je pars du principe qu’elle a tord, sauf à ce qu’on me prouve le contraire par A plus B, de manière irréfutable, par le dialogue avec la personne qui critique, par le dialogue avec d'autres personnes neutres, et après une réflexion personnelle à tête reposée.".

Mais attention : si votre patron vous dit qu’il préférerait que vous fassiez les choses comme ceci ou comme cela, c’est différent : il ne vous dit pas que vous êtes incompétent ; sa critique n’est pas absolue mais simplement relative à ses propres critères, à ce qui est important pour lui dans une situation particulière et à un instant T…

A votre service pour répondre à vos questions…

Marc Vachon