En France, on peut donc :

- être un délinquant multirécidiviste…

- faire l’objet d’un rapport d’expert en psychiatrie lors de son incarcération indiquant les risques de nos dérives terroristes…

- être connu pour faire partie d’une organisation religieuse fondamentaliste dont on connaît les liens avec les réseaux terroristes…

- être également connu pour avoir effectué plusieurs voyages en Afghanistan dont on connaît également les liens avec les réseaux terroristes…

- faire l’objet de nouveaux dépôts de plaintes après être sorti de prison…

- être sur la liste noire des personnes interdites de séjour aux USA car suspecté de terroriste…

On peut donc avoir toutes ces caractéristiques connues…

C’était les caractéristiques connues de Mohamed Mehra.

Et ne pas être emprisonné, ni même surveillé à titre préventif…

C’est le triste constat qu’à fait notre Premier Ministre, Mr François Fillon, lors de son interview à RTL :

« On n'a pas le droit dans un pays comme le nôtre de surveiller en permanence sans décision de justice quelqu'un qui n'a pas commis de délit »

C’est ce qu’il a déclaré.

Je ne lui jette pas la pierre.

Mais, le cas Mohamed Merah révèle des dysfonctionnements de la justice, et surtout de notre droit à la liberté individuelle que l’on a peut-être trop tendance à vouloir préserver, avec les risques que cela comporte…

Je proposerai mes solutions, comme souvent, à la demande de mes lecteurs…

MARC VACHON