Le mensonge de Jérôme Cahuzac, c’est l’ignominie d’un Ministre du Budget qui était le chantre de l’évasion fiscale et qui imposait des restrictions à ses concitoyens, alors que dans le même temps il se soustrayait à l’impôt en planquant son argent en suisse.

La demande de pardon de Jérôme Cahuzac, c’est le pathétisme d’un homme qui a fait preuve d’assurance, d’arrogance, et même peut-on dire d’une extrême virilité pour se défendre contre les accusations, et qui finalement avoue la vérité, en demandant pardon à Papa Hollande comme s’il était devenu un petit enfant.

Ce pathétisme de la demande de pardon me sidère autant que l’ignominie du mensonge.

Ce mensonge éhonté et cette demande de pardon pathétique montrent à quel point un homme peut tomber bas, à quel point un homme peut perdre son honneur et sa dignité, tout cela pour assouvir un besoin avide de reconnaissance…

Si le besoin de reconnaissance peut entraîner aussi bas, soyez certain que ce "motivateur social puissant" peut entraîner aussi extrêmement haut...

NB : Si l'on utilise les techniques de détections de mensonge par l'analyse des micro expressions faciales, on pouvait se douter que Jérôme Cahuzac mentait, et que notre premier ministre Jean-Marc Ayrault le savait...

C'est toujours le besoin de reconnaissance qui pousse Jérôme Cahuzac à envisager de revenir sur les bancs de l'assemblée national ; le besoin de reconnaissance qui l'incite à solliciter incessamment ses amis pour l'héberger ou le conseiller ; le besoin de reconnaissance qui l'amène à raconter sa vie, à se plaindre et à se regarder le nombril lors de son interview dans la Dépêche du Midi...

Jérôme Cahuzac est tellement obsédé par la reconnaissance, l'intérêt que les autres peuvent lui porter, qu'il ne fait plus la distinction entre "la bonne" et "la mauvaise" reconnaissance.

Pour lui peu importe la qualité de la reconnaissance, l'essentiel c'est d'avoir de la reconnaissance, de l'attention d'autrui.

Pour Jérôme Cahuzac, la reconnaissance est devenue une valeur qui a pris le dessus sur toutes les autres, une valeur qui l'obsède et qui l'aveugle.

Le battage médiatique autour de lui, je prédis qu'il va continuer à l'alimenter autant que possible en distillant des intentions provocatrices par ci par là , en se lamentant sur son sort, en demandant pardon, en laissant supposer qu'il va revenir à l'assemblée national, en accusant d'autres personnes, d'anciens amis peut-être qui l'ont couvert...

On peut tout imaginer de la part d'une personne qui a érigé, certainement inconsciemment, la reconnaissance à un tel niveau de valeur.

La reconnaissance est pour Jérôme Cahuzac à la fois une valeur et un besoin.

C'est aussi l'association des deux dimensions, valeurs et besoins, créé dans l'esprit de Jérôme Cahuzac, qui génère une telle puissance d'action et de dévastation...

C'est à mon sens le même ressort que certains tueurs en série qui répondent à des pulsions incontrôlables, d'une part, et qui attribuent de la valeur à leurs actes sanguinaires d'autre part...

Pour Jérôme Cahuzac, la réponse à son besoin de reconnaissance se manifeste à un niveau plus subtil, relationnel, sociétal, politique financier,...

Mais le ressort est le même : Un besoin incompressible et excessivement valorisé, en l’occurrence, le besoin de reconnaissance.

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