Ces formulations sont censées désamorcer le conflit et permettre le retour à un dialogue entre adultes calmes et maîtres de soi.

Il s’agit d’un ensemble d’alternatives, d’options, de choix de « prises de parole » face à un comportement que vous estimez violent.

A utiliser sans modération dans l’ordre ou dans le désordre à votre convenance :-)

Comprendre l’émotion : « Tu es en colère / énervé ? »

Etre empathique : « Désolé que tu sois en colère / énervé ? »

Comprendre la cible : « Tu es énervé / en colère contre qui / moi ? »

Comprendre le besoin apparent : « Quel est ton besoin, Qu’est-ce que tu veux ? »

Comprendre le besoin sous-jacent : « Au fond tu as besoin de te sentir aimé / respecté et ce que j’ai dit ou fait ne te donne pas l’impression que je t’aime / te respecte ? »

Faire une hypothèse de causalité : « C’est peut-être en réalité à cause de moi / telle personne ou à cause d’autres problèmes que tu as ? ».

Faire une hypothèse de responsabilité personnelle : « J’avais peut-être tort ou raison de dire ou faire cela »

Faire une hypothèse de responsabilité d’autrui : « Tu as peut-être tort ou raison d’avoir l’impression de ne pas être respecté (besoin profond structurel), de vouloir que je dise ou fasse autre chose (besoin apparent conjoncturel), te sentir mal à ce point (émotion désagréable), de me rendre responsable (responsabilisation d’autrui), d’être en colère contre moi (réaction d’agressivité-sanction envers autrui), de me parler sur ce ton (manifestation de l’agressivité-sanction envers autrui). »

Proposer de valider la causalité par le dialogue : « Je te propose d’en parler calmement pour tirer tout cela au clair / je veux bien en discuter avec toi pour que chacun reconnaisse ses tort ou raisons mais uniquement dans le calme. »

Rappeler les bonnes intentions : « Je n’avais pas l’intention de dire ou faire quelque chose qui déclencherai ta colère. ». NB : Insister sur la notion de déclenchement. Certes ce que vous avez supposément dit ou fait a déclenché la colère, mais ce n’est pas forcément l’origine de la colère, et quand bien même ce serait l’origine de la colère, cela ne justifie pas forcément que l’autre se mette en colère contre vous.

Rappeler l’intention réelle : « Mon intention était d’exprimer mon besoin. »

Demander une solution rétroactive : « Qu’est-ce qu’il fallait que je dise ou fasse pour éviter cela ? »

Demander une solution au présent : « Qu’est-ce que tu veux que je dise ou fasse ici et maintenant ? »

Avertir des risques : « Te mettre en colère ne va pas arranger les choses / risque d’avoir telle ou telle conséquence grave possible. »

Proposer d’écouter temporairement la colère sur un ton violent : « Si tu veux j’accepte d’écouter ta colère quelques minutes. »

Exprimer le besoin personnel immédiat : « Cela ne me convient pas que tu sois en colère contre moi / de supporter ta colère. »

Proposer d’écouter la colère sur un ton apaisé : « Je veux bien t’écouter, mais s’il te plaît parle-moi gentiment. »

Reporter (Postponer) / faire une pause : « Allons faire un tour / Prenons une pause / Reprenons le dialogue plus tard. »

MARC VACHON, CONSULTANT EN MANAGEMENT