J'ai bien conscience que le présent article n'est pas encore suffisamment approfondi, et qu'un travail de recherche supplémentaire doit encore être accompli (j'ai d'ailleurs encouragé l'une de mes collègues chercheuses à prendre le relai). J'ai néanmoins l'ambition que cet article apporte quelques éléments concrets, actionnables ou pratiques, aux dirigeants d'entreprises, comme aux dirigeants de notre propre vie que nous sommes tous...

Voici donc un extrait de ma thèse, pour éviter de mettre les autres en colère et pour gérer leur colère lorsqu'elle se présente...

Dans le cadre d'un apprentissage organisationnel ou mutuel, il n’est pas question de « supprimer l’expression des sentiments », mais il est question au contraire d’encourager l’expression des sentiments telle que la colère, et du mépris le cas échéant.

La question reste à approfondir concernant la manière de gérer la colère en tant qu’émetteur ou récepteur : Quelle intensité, fréquence, durée et tonalité tolérer ? Comment y faire face ?

Quelles autres modalités ou quelles modalités plus précises utiliser mise à part les stratégies ou tactiques suivantes ?...

. Exprimer ses idées et sentiments ou émotions avec une 'certaine modération' (point à approfondir) ;

. Donner les détails de son raisonnement (des faits, exemples à la conclusion) ;

. S’exprimer en son nom ou citer précisément les autres (si l’on cite un tiers les informer qu’on les a cités ou faire comme s’ils étaient présent au moment de la citation) ;

. Inviter les autres à réfuter ou contredire nos propos ;

. Reformuler les idées et sentiments des autres ;

. Demander confirmation de l’exactitude de la reformulation ;

. Exprimer à l’autre qu’il a le droit et même le devoir d’exprimer ses sentiments ;

. Exprimer à l’autre qu’on le comprend (si tel est le cas) ;

. Tolérer autant que possible l’expression des sentiments de l’autre ;

. Exprimer à l’autre notre besoin de ‘modérer’ le niveau ou la forme d’expression de ses sentiments (fréquence, intensité, tonalité, durée), car ce niveau nous insupporte et nous avons le droit de ne pas le supporter ;

. Avertir (plusieurs fois) l’autre de la conséquence positive s’il ‘modère’ le niveau ou la forme de son expression (continuation du dialogue et de la recherche de solution dans l’intérêt général,…), et des conséquences négatives (interruption de l’entrevue, sanctions…) ;

. Remercier l’autre s’il accepte de ‘modérer’ le niveau ou la forme d’expression de ses sentiments / Passer des menaces à l’exécution s’il ne le fait pas…

Pour en savoir plus :

MARC VACHON, CONSULTANT-CHERCHEUR EN MANAGEMENT (04 78 89 94 13)