Le contenu de cet article est un un extrait de ma thèse en sciences de gestion, dont une partie porte sur la gestion des paradoxes.

Une logique fondamentale (parmi trois autres) sous-tend les raisonnements constructifs : les paradoxes doivent être dépassés en passant du "ou" au "et"…

Il ne s’agit pas de faire « ou ceci, ou cela », mais il s’agit de faire « et ceci, et cela » ; dans de mêmes proportions ou des proportions distinctes ; dans de mêmes espaces-temps ou des espaces-temps distincts.

Ainsi, selon cette logique, il n’est pas question d’éradiquer les routines défensives, mais d’en diminuer la proportion en augmentant celle des raisonnements constructifs.

Cependant, cette logique se nuance comme suit : le manager praticien du « et » au lieu du « ou », doit « avoir » et « donner à voir » ses préférences tendancielles entre les idéologies qu’il associe. Il ne peut pas affirmer être totalement indépendant des idéologies. Il ne peut pas s’affranchir d’une dominance idéologique absolue.

Sans quoi, il ment, de bonne ou de mauvaise foi, plus ou moins consciemment.

Ou sans quoi, il se considère comme le référant unique de ce qui est bon ou mauvais pour l’organisation. Il s’arroge alors le droit de tout justifier et son contraire, par une idéologie ou une autre qu’il mobilise à sa guise selon les circonstances et ses intérêts particuliers, prétendus, comme par hasard, correspondre à l’intérêt général.

Ses employés ont alors le choix entre être perdus, prostrés, conscients de la manigance et quitter l’organisation…

Ou bien devenir des ouailles d’un gourou de secte supposé omniscient, au-dessus des idéologies.

Toute ressemblance avec un personnage politique existant ou ayant existé briguant la présidence de la république française, Emmanuel Macron en l'occurrence, n’est pas fortuite coïncidence…

MARC VACHON, CONSULTANT-CHERCHEUR EN MANAGEMENT contact@marc-vachon.com