Encore une fois, je n'ai rien à titre personnel contre Emmanuel Macron, et ni d'ailleurs contre Marine Le Pen. Je fais juste mon constat par rapport à l'expérience insuffisante de l'un et au discours insuffisant de l'autre.

J'ai consacré un précédent article à Emmanuel Macron.

Je vais juste ici donner un conseil de communication à Marine Le Pen pour qu'elle ait une chance de devenir présidente de la république française. Je précise que ce conseil de communication doit être fondé sur une réelle authenticité. Il ne s'agit pas de faire de l'humanwashing comme certaines entreprises font déjà du greenwashing.

Marine Le Pen ne doit pas se contenter de dire par exemple : "Il faut stopper l'immigration et expulser les immigrés en situation irrégulière ou qui commette un délit... Il faut des lois fortes appliquées avec force..."

Marine Le Pen doit également dire :

"ll faut donner les moyens aux représentants de la loi de la faire appliquer dès le plus petit délit, tels que les incivilités, les insultes ou les menaces verbales, dont les français souffrent de plus en plus depuis une trentaine d'années, dans la rue, dans le métro, dans les écoles, dans les administrations, dans les lieux publics en général... On ne doit laisser aucun délit impuni. Il faut appliquer le principe de tolérance zéro qui a fait ses preuves dans les pays anglo-saxons. Appliquer fortement des lois fortes dès le plus petit délit, permettra de recadrer les délinquants avant qu'ils entrent dans une escalade de délinquance, de violence et au pire de terrorisme...

Mais attention, les délinquants doivent être sanctionnés, incarcérés et désincarcérés progressivement. Il ne s'agit pas de les envoyer directement en prison sans étapes préalables. Il faut créer des espaces d'isolement temporaire et de retour à la société progressifs. Ces espaces d'isolement temporaire et les prisons doivent être dignes de nos sociétés évoluées. On ne peut traiter des être humains pire que des animaux.

Mais attention également, la loi et son application doit être la même pour tous, quelle que soit la race, la religion ou la communauté. Il n'y a pas de race, de religion ou de communauté inférieure à d'autres. Et il n'y a pas de racisme ou de xénophobie à faire appliquer la loi à une personne qui a des origines raciales, religieuses ou communautaires différentes de la majorité du pays dans lequel elle vit..."

Avec ce discours, si elle le pense vraiment au fond d'elle-même, Marine Le Pen rassurera les "humanistes radicaux" dont je pense faire partie, et elle aura alors une chance de devenir présidente, de mon point de vue bien sûr...

MARC VACHON CONSULTANT-CHERCHEUR EN MANAGEMENT